Le tort le plus répandu est de considérer que tout se termine le jour où l'avion décolle. La partie fiscale, elle, ne fait que commencer.
Avant le départ
J-12 mois — l'arbitrage de la date. Le choix de l'année et du moment du départ. C'est la décision la plus lourde de conséquences, et c'est la première.
J-6 mois — les revenus. Regarder le calendrier de facturation et d'encaissement, puisqu'il détermine à quelle période chaque revenu se rattache.
J-3 mois — le patrimoine. Enveloppes fiscales, participations, immobilier. Certaines options se ferment le jour du départ.
J-1 mois — les démarches. Changement d'adresse sur ton espace fiscal, information du centre des finances publiques, résiliations.
Après le départ
J+1 mois — la cohérence. Vérifier que toutes les pièces produites portent des dates compatibles avec la date revendiquée.
J+3 mois — les établissements financiers. Banques, assureurs et courtiers doivent être informés de ton changement de résidence fiscale. Ce n'est pas une formalité : leur traitement fiscal en dépend.
Année suivante — la déclaration de transition. Elle couvre deux périodes distinctes, avec deux régimes différents. C'est la déclaration la plus délicate de toute l'opération.
Puis chaque année — la déclaration de non-résident, si tu conserves des revenus de source française.