Oui, le Qatar ne prélève rien sur les salaires, les dividendes et les plus-values des personnes physiques résidentes. Voilà pour la partie vraie. Voici les trois nuances.
Nuance 1 — Ta société, elle, est imposée
Dix pour cent sur le bénéfice, sur la quote-part détenue par des non-Qataris. Ce n'est pas zéro, et c'est la seule ligne d'impôt réellement significative de ton installation.
Nuance 2 — Le Qatar ne décide pas de ton imposition
C'est le point crucial. Tant que la France te considère comme résident fiscal, tu restes imposable en France sur tes revenus mondiaux, que tu vives à Doha ou ailleurs.
Le zéro qatari n'a de valeur que si ta résidence fiscale française a effectivement pris fin, ce qui obéit à des critères précis et se prépare.
Nuance 3 — Zéro impôt ne veut pas dire zéro coût
Pas d'impôt sur le revenu, mais une licence à renouveler, une comptabilité à tenir, une assurance santé obligatoire, un logement souvent cher et des allers-retours en France. L'État ne prélève pas, la vie prélève.
Ce qui reste vrai malgré tout
Une fois ces nuances posées, l'écart demeure considérable pour un entrepreneur au revenu élevé. Le message n'est pas que le Qatar est moins intéressant qu'annoncé : c'est qu'il faut savoir précisément pourquoi il l'est.