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Fiscalité · Le système fiscal qatari

Simulation pour un freelance : du chiffre d'affaires au net

Mis à jour le 1 septembre 20262 min de lecture

Un taux de dix pour cent ne dit rien tant qu'on ne l'a pas posé sur un vrai chiffre d'affaires. Voici le chemin complet, du montant facturé à ce qui arrive sur ton compte personnel.

La force du système qatari n'est pas seulement son taux : c'est sa simplicité. Il n'y a qu'une seule étape d'imposition, et elle est au niveau de la société.

Le chemin, étape par étape

  1. 1

    Chiffre d'affaires

    Étape 1

    Ce que tu factures à tes clients, où qu'ils soient. Aucune retenue à la source côté qatari.

  2. 2

    Charges déductibles

    Étape 2

    Licence, comptabilité, bureau, matériel, déplacements professionnels, assurance. Elles viennent en déduction du bénéfice imposable.

  3. 3

    Le salaire que tu te verses

    Étape 3

    C'est une charge déductible de plus, au même titre que le loyer du bureau. Il sort donc du bénéfice avant tout impôt — et comme il n'y a pas d'impôt sur le revenu ici, il n'est pas taxé davantage en arrivant sur ton compte.

  4. 4

    Bénéfice imposable

    Étape 4

    Ce qui reste une fois les charges et ton salaire déduits. C'est la seule base taxée, et tu en contrôles largement le montant.

  5. 5

    Impôt sur les sociétés

    Étape 5

    10 % de ce reliquat, sur la quote-part détenue par des non-Qataris.

  6. 6

    Le reste, laissé en société

    Étape 6

    Tu peux le garder en trésorerie ou te le verser en dividendes. Dans les deux cas, aucun prélèvement supplémentaire, aucune déclaration personnelle.

Ce qui frappe quand on vient de France

Il n'y a pas de deuxième étage. En France, le bénéfice est taxé, puis ce que tu te verses l'est à nouveau — flat tax sur les dividendes ou impôt sur le revenu et cotisations sur le salaire. Ici, la chaîne s'arrête à la société.

Il n'y a pas de cotisations sociales. Ce qui signifie aussi, il faut le dire, pas de retraite, pas d'assurance chômage et pas de sécurité sociale. Ce sont des dépenses que tu dois désormais assumer toi-même, et elles font partie du calcul.

Les coûts fixes à retrancher

Renouvellement de licence, comptabilité, éventuel audit, bureau. Ces montants sont largement indépendants de ton chiffre d'affaires : ils pèsent proportionnellement beaucoup si tu factures peu, et deviennent négligeables si tu factures beaucoup.

C'est toute la logique du seuil de rentabilité.

Ce qu'il faut retenir

Un seul étage d'imposition, à dix pour cent, sur le bénéfice. Puis rien. La simplicité vaut presque autant que le taux.