Aucune de ces erreurs n'est technique. Toutes relèvent de l'inattention, et toutes sont évitables.
Ne pas déposer la déclaration de transition
C'est la plus fréquente. On est installé, on a la tête ailleurs, et on suppose qu'être parti dispense de déclarer. Cette déclaration est pourtant celle qui acte fiscalement ton départ.
Conserver une adresse française sur ses comptes
Par confort ou par oubli. C'est une incohérence documentaire qui contredit directement la date de départ revendiquée, et elle est immédiatement visible.
Encaisser au mauvais moment
Facturer et encaisser en fin d'année de départ ce qui aurait pu l'être quelques semaines plus tard. Le manque à gagner est réel et parfaitement irréversible.
Oublier les déclarations liées au sursis d'exit tax
Pour ceux qui sont concernés, c'est de loin l'erreur la plus coûteuse : l'oubli peut rendre l'impôt immédiatement exigible.
Ne pas informer ses établissements financiers
Banques, assureurs, courtiers. Chacun a un traitement fiscal spécifique aux non-résidents, et l'absence d'information produit des retenues indues qu'il faudra ensuite réclamer.
Garder un logement disponible en France
Le fameux « au cas où ». C'est confortable et ça fragilise directement le dossier.
La parade
Une revue de situation à trois mois, puis à douze mois après le départ. Une heure, une liste de points, et l'essentiel de ces erreurs disparaît.