Le QFC revient souvent dans les conversations parce qu'il sonne prestigieux et que son cadre juridique rassure les Européens. Voyons ce qu'il apporte réellement.
Ce qu'il est
Une zone juridique créée pour attirer les activités financières et les services professionnels internationaux. Elle dispose d'un corps de règles inspiré de la common law, d'une autorité de régulation propre et de juridictions civiles et commerciales dédiées.
Ce qu'il apporte
Un cadre juridique familier pour qui a l'habitude des structures anglo-saxonnes.
Des règles de détention étrangère favorables selon les activités.
Une reconnaissance internationale utile lorsqu'on traite avec des institutions financières étrangères.
Ce qu'il coûte
C'est le point à regarder. Les frais de constitution et de renouvellement annuel, les exigences en matière de bureau, de gouvernance et d'audit sont sensiblement plus lourds que dans le régime de droit commun.
Pour une activité de conseil facturant quelques centaines de milliers d'euros par an, ce surcoût n'est compensé par aucun avantage.
Les activités visées
Gestion d'actifs, assurance et réassurance, conseil en investissement, mais aussi certains services professionnels : cabinets juridiques, audit, conseil de haut de bilan.
Comment décider
Pose la question à l'envers : qu'est-ce que je ne peux pas faire en mainland ? Si la réponse est « rien », le QFC n'a pas d'utilité pour toi.