L'année du départ est une année particulière : tu es résident fiscal français une partie de l'année, non-résident le reste. Ce découpage a des conséquences directes sur ce que tu paieras.
Le principe du découpage
Sur l'année de transition, la France impose en principe les revenus perçus pendant la période de résidence, puis seulement les revenus de source française après le départ.
Plus ta date de départ est tôt dans l'année, plus la part imposable en France est réduite. Plus elle est tardive, plus tu auras encaissé de revenus en tant que résident.
En pratique, c'est une zone grise
Voilà pour la théorie : tu pars en milieu d'année fiscale, tu déménages normalement, et tes impôts ne te suivent pas. C'est ce qu'on te répétera partout.
Dans les faits, après en avoir parlé avec de nombreux fiscalistes, cette zone est beaucoup plus grise qu'annoncé.
Le Qatar ne délivre une attestation de résidence fiscale qu'après six mois de résidence prouvée. La France n'est pas tenue de te réclamer ce document — mais si tu ne l'as pas, tu gardes le risque qu'elle considère que tu es resté résident fiscal français toute l'année.
Ce risque augmente nettement si, dans le même temps, tu conserves les mêmes clients, les mêmes comptes, les mêmes habitudes. Beaucoup d'éléments entrent en ligne de compte, et aucun n'est décisif à lui seul : c'est le faisceau qui compte.
Au vu des montants potentiellement en jeu, ce n'est pas une question qui s'improvise au moment du départ.